Emballage éco-responsable – Le guide complet

Cela fait maintenant un certain temps que je travaille dans l’éco-système environnemental. J’ai lu de nombreux articles sur le changement climatique et ses conséquences ; je m’intéresse aux rapports sur la durabilité et je pense avoir développé un passe-temps unique : la recherche de tous les produits durables que l’on peut découvrir dans les rayons. Autant que je le peux, j’essaie de rester à l’écoute du marché et d’apprendre quelque chose de nouveau chaque jour. J’ai donc été interpellée lorsque quelqu’un m’a demandé un jour avec désinvolture : « Dites, quelle est la différence entre écologique et durable ? »
Ces dernières années, il est devenu de plus en plus courant d’utiliser ces deux termes, ce qui me réjouit, car cela signifie que davantage de personnes se soucient des questions environnementales et que je ne suis pas la seul cinglée de mon quartier à crier aux gens : « Hé monsieur, vous avez mis cette bouteille dans la mauvaise poubelle ! »

Qu’est-ce qu’un emballage éco-responsable ?

Comme les gens et les entreprises utilisent souvent ces deux termes de manière interchangeable, j’ai pensé qu’il serait intéressant d’explorer les différences. Il existe de nombreuses définitions de chacun de ces termes, mais jetons un coup d’œil à deux que j’ai trouvées :
Les Nations Unies définissent la « durabilité » comme « la satisfaction des besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. »

Le Cambridge Dictionary définit le terme « éco-responsable » comme « non nuisible à l’environnement ou essayant d’aider l’environnement. »

D’après ces deux définitions et d’autres articles que j’ai lus sur les différences, il semble qu’il n’y ait pas de différence significative entre elles.

Qu’est-ce qui est vraiment important ? À mon avis, si vous êtes propriétaire d’une entreprise et que vous décidez de vous mettre au vert, vous pouvez qualifier votre produit de durable ou d’éco-responsable ; votre décision peut être basée sur une pure logique commerciale ou sur une préférence personnelle. Mais pour qu’une entreprise puisse honnêtement prétendre être « éco-responsable » ou « durable », elle doit être transparente avec ses clients, définir dans quelle mesure son produit est réellement respectueux de l’environnement et, surtout, proposer une solution de fin de vie. L’explication de sa durabilité ou de son caractère éco-responsable, notamment la manière de s’en débarrasser, devrait figurer sur l’emballage du produit, tout comme la liste des ingrédients, car il s’agit en quelque sorte d’un contrat entre le client et le fabricant.

Le concept d’éco-responsabilité ne peut pas être un simple sentiment, comme celui que nous éprouvons lorsque nous tombons sur un emballage en papier brun ; au contraire, il doit être envisagé de manière holistique.

Récemment, la Federal Trade Commission (FTC) a conseillé aux entreprises de faire attention à l’utilisation de termes généraux comme « éco-responsable » et « durable. » De tels changements pourraient arriver avec une mise à jour prévue des directives vertes de la FTC, ce qui signifie que le moment est venu pour les marques de réfléchir plus attentivement à leurs revendications et à leurs choix de mots, et à la manière dont ils sont liés à leurs produits.

Matériaux d’emballage durables

Les emballages éco-responsables existent sous plusieurs formes et peuvent être fabriqués avec des matériaux compostables, tels que le PLA, le PBS et l’amidon. Ces matériaux sont considérés comme parfaits pour la fabrication d’emballages éco-responsables, et ce pour une bonne raison : les emballages fabriqués à partir de ces matériaux ont une fin de vie appropriée, ce qui signifie qu’ils retournent à la nature après utilisation. Même s’il n’est pas jeté dans un composteur domestique ou industriel, ce type d’emballage finira par se décomposer, sans laisser de microplastiques derrière lui ; cela prendra simplement plus de temps.

Dans le secteur des matériaux éco-responsables, il faut évidemment s’intéresser aussi aux matériaux recyclables, comme le plastique PET, le plastique HDPE, le carton et le papier. Si ces matériaux – et c’est un énorme si – sont triés correctement pour le recyclage, ils peuvent être remodelés pour repartir à zéro comme matière première pour de nouveaux emballages ou d’autres utilisations. Mais malheureusement, 91 % des déchets plastiques finissent dans les décharges.

Un autre matériau d’emballage éco-responsable populaire est le papier, dont certains disent qu’il doit être le seul matériau utilisé pour les emballages éco-responsables. Mais lorsque nous examinons le papier, nous devons non seulement prendre en compte son aspect de fin de vie, mais aussi son caractère circulaire : Comme nous le savons tous, le papier est fabriqué à partir d’arbres ; les arbres absorbent du CO2 et émettent de l’oxygène, l’air même que nous respirons. Les arbres sont également une ressource limitée, et la déforestation provoque des incendies extrêmes et d’autres éco-catastrophes dans le monde entier. Il est absurde de penser que nous fabriquons des emballages en papier pour être plus respectueux de l’environnement – mais qu’en réalité, nous nuisons à l’environnement en agissant ainsi.

Emballage éco-responsable pour les aliments – quand et comment ?

Voici une autre réflexion sur la fin de vie des emballages en papier : Il y a des produits, dont le lait, qui sont passés d’un conditionnement en plastique – à des cartons, pour les rendre plus faciles à recycler. Cela semble éco-responsable et prometteur, non ? Cependant, bien que les fabricants de cartons affirment que ces emballages sont essentiellement d’origine végétale et 100 % recyclables, ils peuvent également contenir des becs en plastique, ou des couches de plastique et d’aluminium, ce qui rend leur recyclage très difficile et coûteux. Même si l’emballage en papier est une bonne option dans certains cas, dans cette situation, je préfère acheter une bouteille de lait en plastique car elle peut au moins être recyclée.

Un autre exemple raté est celui des barquettes de viande. De nombreux supermarchés aux États-Unis sont passés des barquettes en plastique aux barquettes en carton avec pelliculage plastique. Alors que la barquette en plastique était entièrement recyclable sans aucune action requise de la part du consommateur, la barquette en carton n’est recyclable que si le consommateur sépare le laminé plastique PE de la base en carton. Cette opération s’est avérée très difficile à réaliser.

Dans ces deux cas, il n’y a pas eu de réflexion globale.

Quel est le meilleur emballage éco-responsable ?

Alors, quel est le meilleur emballage éco-responsable ? Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Certains disent même que l’emballage éco-responsable n’existe pas. Mais j’aimerais suggérer ce que devrait être un emballage « respectueux de l’environnement » : Il devrait être l’option qui utilise le moins de matériaux possible, qui consomme le moins d’énergie possible et dont la solution de fin de vie cause le moins de dommages. Cette approche est simple et pratique pour les entreprises.

Et qu’en est-il de nous, les consommateurs ?

Je dirais : Lisez les petites lettres sur l’emballage ; achetez des produits auprès d’entreprises en qui vous avez confiance et pensez toujours – toujours – à la fin de vie du produit.

Une autre chose à garder à l’esprit est que l’emballage éco-responsable idéal pour une personne n’est pas nécessairement le même que celui pour une autre. Il n’existe pas de solution unique pour tous les besoins ; chaque solution varie en fonction de l’emplacement, du temps, de l’utilisation et de la fin de vie du produit.

Nous devons nous efforcer d’adopter une approche holistique, non seulement au nom des fabricants, mais aussi au nom de nous-mêmes en tant que consommateurs.

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